Voilà c’est fait. Toute la petite troupe (nous étions 14 personnes), en est sortie indemne.
Pas d’éboulement, pas de noyade, pas de petit gnome kidnappeur.
Même le passage de la chatière reliant le réseau Saint louis à celui de Chêne s’est passé sans encombre.
Et pourtant il en a fallu du courage pour passer son corps dans un trou, en commençant par les pieds sans avoir de vue sur ce qui nous attendait de l’autre côté.
Quelle épreuve. Mais tout le monde l’a passée avec succès.
Mais commençons par le début. Et quel début.
A peine sorti de nos carrosses une montée raide, très raide nous attendait.
Elle ne fut pas très longue, mais suffisante pour se retrouver dégoulinant de sueur.
Pas le temps de se poser trop de questionS, notre chemin se poursuivait par une descente. Oui, je sais, c’est n’importe quoi… Et ce n’était que le début.
Avant d’arriver sur le carreau de la mine où Céline, permanente de l’association ASEPAM nous attendait, nous dûmes affronter des arbres couchés sur notre passage.
Jean nous a sauvé d’un retour aux véhicules en sortant sa mini tronçonneuse écologique et manuelle.
Aucune branche ne lui a résisté. Merci Jean. Que ferais-je sans toi ?
A la maison du mineur (c’est l’endroit où à l’époque de l’exploitation était conservés le suif, les pointerolles et pleins d’autres accessoires utiles au fonctionnement de cet écosystème), Céline nous expliqua toute l’histoire de cette vallée minière. Et elle fut intense.
Par exemple, savez-vous d’où vient le nom de Rauenthal ?
Il vient de l’allemand Rauchtal. Entre le XVème et XVIIème siècle, au fond de ce vallon, se trouvaient 12 fonderies alimentées au charbon de bois et qui dégageaient énormément de fumées toxiques.
Eh oui, l’industrie minière n’était pas très écologique mais elle garantissait l’emploi de 3000 mineurs, la plupart venant d’Autriche ou de Forêt Noire.
Après ces explications et l’habillage pour affronter cet univers particulier, la petite troupe s’engouffra dans les boyaux de cette mine du XVIème.
La traversée des 900 mètres de galeries (pas très larges, mais très sécurisantes, car creusées dans du gneiss dur, à l’aide d’un marteau percutant un burin emmanché que l’on désigne sous le nom de pointerolle), fut ponctuée d’arrêts explicatifs devant des reconstitutions de boisage de puits, de système d’aérage, de treuils et de machine d’exhaure.
Une fois ressortis de la mine, pris notre petite collation, il est 13 heures. Nous avons marché 2.3 kms sur les 16 de prévu.
Le reste n’était que routine. Une méga grosse montée.
Ne râlez pas, c’était marqué dans la proposition.
Une petite pause, avec beau point de vue au Haïcot, suivie d’une descente relativement douce jusqu’à Saint-Pierre sur l’Hâte et là une mini révolte d’une partie du groupe qui ne souhaitait plus faire la dernière grimpette prévue (même pas 80 mètres de dénivelé). C’est pas beau de vieillir…
Retour aux voitures vers 17h 30, puis direction Colmar.
Après maintes discutions sur le bien fondé de la notation de la randonnée, il en est sorti que 4/5 était justifié.
Merci de m’avoir fait confiance : Bertrand
Photos : Jacqueline, Jean-Michel, Bertrand
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