En ce mercredi 11 février 2026, onze courageux randonneurs se retrouvent prêts à affronter la pluie et les rafales de vent annoncées par la météo.
À peine partis, capes enfilées et capuches bien ajustées, nous entamons tranquillement l’ascension vers le mont Stauffen. Dissimulés sous nos protections, nous progressons d’un bon pas, profitant malgré tout de quelques accalmies bienvenues qui nous offrent de beaux points de vue sur les sommets vosgiens, de moins en moins enneigés.
Le vent souffle sensiblement au sommet du Stauffen, où le panorama sur la vallée de Munster se laisse à peine deviner. Qu’à cela ne tienne : bien décidés à savourer notre traditionnelle pause banane, nous filons à l’abri au chalet du Stauffen. De là, la descente vers Osenbuhr, en passant par le col de Marbach, s’effectue paisiblement. Les sentiers, parfois boueux, nous obligent à quelques pas prudents… mais rien qui n’entame notre bonne humeur.
À l’approche d’Osenbuhr, l’ouverture du paysage nous accueille comme prévu aux alentours de midi. Sous la gloriette du hameau, les pique-niques sont déballés. C’est le moment idéal pour ôter les capes, réorganiser les sacs et savourer une pause bien méritée.
Sur le chemin du retour, les ruines du château du Schrankenfels apparaissent rapidement.
Édifié au début du XIIIᵉ siècle par les seigneurs de Gueberschwihr, repris au XIVᵉ siècle par ceux de Hattstatt, il est finalement détruit au XVᵉ siècle. Nous le contournons en passant près du château du Hahneck, également acquis par ces mêmes seigneurs.
Aujourd’hui, ces vestiges médiévaux dominant les pentes boisées des Vosges sont peu à peu reconquis par la forêt. Mousses, racines et pierres éboulées contribuent à l’atmosphère singulière des lieux. Nous quittons ces ruines chargées d’histoire pour redescendre vers le charmant village de Soulzbach-les-Bains, autrefois réputé pour la qualité de son eau.
L’origine de son nom remonte à Sulcebach : Sulz signifiant «source salée» et Bach, «ruisseau». La source est exploitée dès 1603 par les Schauenbourg, suzerains au XVIIᵉ siècle.
Des bassins couverts sont alors construits pour accueillir des hôtes de haut rang. En 1842, Monsieur Gonzenbach acquiert la source et modernise l’établissement thermal en y ajoutant une aile dédiée aux divertissements. La bourgeoisie rhénane vient alors y séjourner pour profiter des bienfaits de la cure. L’eau minérale, naturellement pétillante, est commercialisée sous le nom de «source Gonzenbach». Acquise en 1922 par la société Carola de Ribeauvillé et exploitée jusqu’en 1993, la source continue aujourd’hui encore d’alimenter les fontaines du village d’une eau proche de celle d’origine.
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