Partis de Colmar sous une chape de brume glaçante à l’heure habituelle, nous arrivons dans le charmant village d’Osenbach sous un ciel bleu à peine voilé. Perché entre 380 et 500 mètres d’altitude, au fond de la vallée de Soultzmatt, le village est aussi bien accessible depuis Gueberschwihr que depuis Rouffach. Osenbach marque d’ailleurs la limite supérieure de la culture de la vigne en Alsace, à 478 mètres.
Au centre du village, le point de départ des randonnées pédestres et équestres nous invite à pénétrer dans les belles forêts de sapins. Notre groupe de 36 randonneuses et randonneurs ne se fait pas prier pour braver le froid qui nous pique les doigts. La petite montée jusqu’à Kreuzlein nous réchauffe rapidement, puis nous bifurquons vers les étangs de pêche, les étangs Habermacher, récemment réaménagés en espace de loisirs avec club-house et terrain de pétanque. L’étang de la Clairière marque ensuite le virage vers Osenbuhr. Une première vue sur le Grand-Ballon (1 424 m) s’offre à nos yeux !
Nous voici désormais bien exposés au soleil, en direction du couvent Saint-Marc, sans oublier notre passage à travers le parcours sportif et l’arboretum. Préserver la diversité des espèces : telle est la vocation de cet espace planté d’essences non natives d’Alsace, comme le pin laricio de Corse, le chêne pubescent de Provence, le cyprès de l’Arizona ou encore un liquidambar de Chine. Une initiative destinée à faire face aux conditions météorologiques devenues parfois extrêmes, notamment aux sécheresses répétées qui perturbent l’équilibre de nos forêts.
Assis en lisière de forêt, nous savourons notre « pause banane » tout en profitant une seconde fois du spectacle offert par le Grand Ballon en arrière-plan et par un champ baigné de lumière.
Le couvent Saint-Marc, tout aussi ensoleillé, nous invite à le longer pour accéder au sentier qui nous mènera au Rocher du Coucou. Situé à 485 mètres d’altitude, ce remarquable empilage de roches de grès offre, sous l’effet de l’érosion, des formes insolites. À la base de plusieurs d’entre elles, on peut observer qu’elles sont caractéristiques du grès à poudingue.
Notre-Dame du Schauenberg se rapproche, et nous voilà tous réunis autour d’un repas bien au chaud pour une petite heure de convivialité.
Malheureusement, en redescendant légèrement en altitude, nous retrouvons la brume et n’avons pas le bonheur de profiter de l’extraordinaire vue panoramique sur la plaine d’Alsace. Impossible de s’amuser à reconnaître les villages dispersés ni même d’apercevoir les sommets de la Forêt-Noire au loin.
Une fois ce constat fait, nous repartons d’un bon pas pour affronter la côte qui nous mène à la Table des Druides. Ce magnifique « dolmen » naturel, formé par l’éboulement de la falaise voisine, intrigue autant qu’il fascine. Les ondes telluriques y seraient réputées très fortes… nous ne les avons pas testées ! Le plateau situé en amont pourrait d’ailleurs avoir servi de lieu de culte celtique.
Arrivés à Notre-Dame de Hubel pour notre photo de groupe, nous croisons un immense groupe de randonneurs. Quelle ne fut pas notre surprise de nous retrouver face au groupe des seniors ! Si nous avions voulu organiser cette rencontre, nous n’y serions peut-être pas parvenus. Nous avons un instant envisagé une photo de 86 randonneurs… Ce sera pour une autre fois — quoique, rien n’est moins sûr !
Texte : Nadine
Photos : Philippe, Cathy et Nadine
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