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Annulation de la randonnée du 4 novembre 2020

Publié le 2 Novembre 2020 par Club vosgien Colmar dans La vie du Club vosgien

 

En raison des règles sanitaires, toutes les randonnées sont suspendues jusqu'à nouvelle information

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Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras

Publié le 1 Novembre 2020 par CV Colmar PL dans Séniors

Aubure.

Aubure.

Aubure est le plus haut village d'Alsace, situé à 800 m d'altitude, au point de jonction des massifs de trois vallées : Ste Marie-aux-Mines au nord, Lapoutroie et Kaysersberg au sud, Ribeauvillé à l'est, terre d'accueil des anabaptistes au 18e siècle, village touristique dès le 19e siècle, site propice aux soins des maladies pulmonaires grâce à son microclimat. Un amphithéâtre complet de mamelons enveloppe le village et le protège des vents froids. Le village est coupé en deux par une faille géologique : côté est c'est le grès qui domine, la partie gréseuse faisant partie de l'ensemble géologique du massif du Taennchel, côté ouest au Brézouard, c'est le granite.

Aubure est formé de deux parties : bas et haut village. Le « haut village » était après la Guerre de Trente Ans exclusivement habité par des catholiques parlant le français et le patois welche. Ils arrivaient de Ste Marie-aux-Mines, Lapoutroie  et Orbey. Le « bas village » était occupé par des protestants parlant l'alsacien et on ne se mariait pas entre catholiques et protestants.

Vers 1900, chaque famille avait trois ou quatre vaches, un ou deux cochons, des lapins, des poules. Beaucoup avaient des abeilles abritées dans des ruches en paille de seigle. Certains fermiers vendaient des cerises, du lait, du beurre sur les marchés de Ribeauvillé ou aux sanatoriums et aux hôtels.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les habitants vivaient en quasi autarcie. Chaque ferme produisait ses légumes, ses céréales, sa viande, son lait. Avec les fruits, on faisait l'eau de vie, des confitures, des tartes. Au moulin de Fréland était fabriqué la farine utilisée pour la confection du pain. Après la guerre, beaucoup de paysans sont partis travailler dans les usines et les sanatoriums. Des fermes ont été vendues. II y avait une quantité de commerces à Aubure, dans les années 70 ils ont tous fermé. 

Dès 1900, Aubure est connu pour la qualité de son air. II y avait 4 hôtels et une pension. Deux sanatoriums, Salem et le Muesberg accueillaient des malades de la tuberculose. Aujourd'hui Salem est fermé (2011) et le Muesberg est devenu centre de réadaptation fonctionnelle. En ce qui concerne notre balade, d'environ 2h30, nous empruntons le Sentier du Grand Tetras, symbole d'Aubure. Autrefois le village était un haut lieu de la chasse de cet oiseau emblématique de nos Vosges, aujourd'hui c'est une espèce protégée. Un signe spécifique symbolisant le grand tétras a été mis en place, ainsi que des panneaux explicatifs. Nous passons à La Renardière. II existait à cet endroit, entre 1925 et 1933, un élevage de renards argentés et de visons d'Amérique alors très prisés pour leur fourrure. Aujourd'hui, La Renardière est un centre permanent PEP (association des pupilles de l'enseignement public) ; on y accueille des classes vertes et des séjours de découvertes.

46 participants, 7.2 km et 200 m de dénivelé.

Texte : Berthe.
Photos : Jocelyne.

Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
Sortie séniors, c'était le mercredi 28 octobre 2020, AUBURE Sentier du Grand Tetras
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C'était le 14 octobre 2020 avec les randonneurs au Mont Sidi Brahim et autour du Hilsenfirst

Publié le 25 Octobre 2020 par Club vosgien Colmar dans Randonneurs

Nous étions 16 randonneurs à gravir le Mont Sidi Brahim ce matin là. La journée s‘annonçait plutôt belle, la météo ne s’était pas trompée. On a eu un beau soleil ! surtout sur les crêtes, c’était très agréable.

 A la sortie de Sondernach, nous prenons la direction du petit Ballon et stationnons au premier virage.  Nous empruntons très vite un petit sentier qui monte  progressivement, cela réchauffe bien tout le monde, puis longeons la route un court moment, pour retrouver le sentier forestier.  Entre chemins et surtout sentiers, nous arrivons au Mont Sidi Brahim. Par terre, des vestiges militaires rouillés et sur le rocher un monument à la mémoire des soldats tombés sur le champ de bataille.

 Celui-ci représente un diable sur un cor de chasseurs : le diable pour «les diables bleus et leur Sidi Brahim» et le cor pour « les chasseurs". Le 14 juin 1915, la 6ème Compagnie du 7° BCA (Bataillon des Chasseurs Alpins) lance l’offensive. Ils se retrouvent, le soir même, encerclés par les allemands sur l’Hilsenfirst (1274 m d’altitude) qui détient le triste titre de plus haut champ de bataille de France. Les chasseurs rassemblent des rochers de grès et de granit et font rouler le matin du 15 juin ces blocs sur la pente. C'est une véritable avalanche qui déferle sur l'adversaire en pleine ascension. Rochers et Allemands disparaissent à toute allure vers le bas de la colline. Impressionnés, les Allemands les nommèrent les Schwarze Teufel, les « Diables bleus », car la couleur de leur tenue est bleue.

Les chasseurs y gagnent ce surnom encore utilisé de nos jours.  Le 16, la lutte continue sans faiblir. Les munitions comme les vivres se raréfient. Les échangent avec leurs camarades, venus les libérer, se font en langue provençale, le 7ème BCA venant de cette région. Le 17 juin 1915, à 18h, le détachement est délivré. Il aura résisté durant 4 jours.

L'expression «faire Sidi-Brahim » passée dans le langage courant signifie : remplir la mission, en allant s'il le faut jusqu'au sacrifice suprême.

Le nom de Sidi-Brahim a été donné au monument commémoratif de cette bataille en référence à la résistance d'autres chasseurs à pieds face aux troupes de l’Emir Abd el-Kader (en 1845, en Algérie) à Sidi Brahim.

Nous redescendons jusqu’au chemin forestier, direction le Lechterwann et le soleil. Tout le monde apprécie. Suit, une belle promenade très ensoleillée jusqu’au col du Hilsenfirst.  Nous nous arrêtons pour observer le beau panorama de la vallée de Munster et en même temps profiter de la chaleur. Arrivés au col (sans nom), il est midi, nous déjeunons sur les prés, un peu de vent de temps en temps. Un coup d’œil sur la vallée de la Lauch et Guebwiller ; nous en profitons pour goûter des baies de genévrier. Nous reprenons le sentier vers la ligne de crête secondaire en balcon panoramique, 4km sur le GR532 direction le col du Lauchen. Soleil, ciel bleu, un paysage superbe avec cette lumière et les couleurs automnales des myrtilliers en particulier. On atteint la chaume dénudée du Langenfeldfopf (1289 m alt.) par l’unique sentier (rectangle jaune). La zone naturelle et sauvage est classée et ultra protégée en tant que réserve biologique intégrale. On continue sur le chemin des américains, route aménagée par l’armée américaine lors de la bataille du Hilsenfirst, elle nous mène au col de Lauchen  avec un petit abri.  Dernière montée vers le Klintzkopf (1330m alt, 5° sommet du massif des Vosges) : 136m de dénivelé. Ce sentier également classé,  est autorisé à la randonnée uniquement entre le 2 juillet et le 30 novembre pour des raisons de nidification du Grand tétras. On traverse une belle hêtraie. En haut, la terrasse panoramique est exceptionnelle. Le Markstein en face et le Grand ballon entre autres à gauche. Photos de groupe, et c’est la descente vers le col de l’Oberlauchen, puis des petits sentiers en zig-zag (balise disque rouge) dans la forêt. Le Raedlé, les beaux chevaux  et la Fecht que nous longeons jusqu’en bas.

Dernière Photo de groupe. Ce fut une belle journée.

Merci à Patrick pour son rôle de serre-file. A Jean-Paul pour l’échange de mail.

A toutes et à tous pour la sympathie et la bonne humeur.

Résumé et photos Nadia

C'était le 14 octobre 2020 avec les randonneurs au Mont Sidi Brahim et autour du Hilsenfirst
C'était le 14 octobre 2020 avec les randonneurs au Mont Sidi Brahim et autour du Hilsenfirst
C'était le 14 octobre 2020 avec les randonneurs au Mont Sidi Brahim et autour du Hilsenfirst
C'était le 14 octobre 2020 avec les randonneurs au Mont Sidi Brahim et autour du Hilsenfirst
C'était le 14 octobre 2020 avec les randonneurs au Mont Sidi Brahim et autour du Hilsenfirst
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C'était le dimanche 13 septembre 2020 à Masevaux

Publié le 25 Octobre 2020 par Club vosgien Colmar dans Autres sorties

Partis à 12, à 9h30, soit une heure plus tard que d’habitude, dimanche oblige…nous nous sommes retrouvés à l’annexe Stoecken, réservoir d’eau potable au sud de Masevaux sur les hauteurs à 480m.
Masevaux (Masmünster) doit son nom au comte Maso, petit-fils légendaire du duc Etichon, père de sainte Odile, qui fonda en 728 un couvent et fit construire une église dans la vallée de la Doller en mémoire de son fils noyé accidentellement dans la Doller.
Nous nous engageons dans un chemin forestier (rectangle bleu) qui monte dans le Stoeckenwald. Après une bonne heure de marche et passés par une magnifique hêtraie, nous abordons un petit vallon où sis une charmante ferme-auberge Bruckenwald (750 m) où l’on peut déguster une excellente tourte (ce qui a été fait lors de la reconnaissance).
Nous poursuivons sur un sentier qui serpente en terrain découvert à travers les fougères, puis nous laisse une très belle vue sur la vallée encadrée dans son écrin de sapins. Ce sentier conduit au lac Lachtenweiher où nous prenons notre pause déjeuner.
Ce minuscule et paisible lac de 1,5 ha et 3 m de profondeur avec sa retenue de terre est logé dans un fond nommé Baerenloch. Il se prête aux récits mystérieux et légendaires comme le rapporte Daniel WENGER. «On dit qu’un esprit démoniaque cherche par tous les moyens à attirer les hommes dans les profondeurs où se trouve son royaume. Dès qu’un malheureux s’approche des bords du lac, l’esprit malin l’appelle, siffle, chante, joue même de la flûte pour le séduire et l’attirer dans la mort. Chaque fois qu’un désespéré va au fond de l’eau un rire diabolique résonne dans la montagne, les flots s’agitent, écument, tourbillonnent et le cadavre est rejeté sur les bords. Les âmes des victimes errent sans repos dans les alentours. Seul un philanthrope peut leur venir en aide, voulez-vous l’être ? Jetez une assiette en or dans l’eau du lac et leurs pauvres âmes seront délivrées».

Du lac nous ne pouvons nous empêcher d’en faire le tour pour admirer à son extrémité un «champ» de nénuphars en fleurs qui a fait l’objet de nombreuses photos de la part des spécialistes. Nous suivons  quelques minutes la route qui mène à l’ancienne ferme-auberge qui surplombe le plan d’eau. Nous montons dans une hêtraie puis le sentier (rectangle bleu) nous conduit à la ferme-auberge du Lochberg, d’où nous rejoignons en 5 minutes le col de la Fennematt. Plus bas se situe la source de la Doller, mais nous ne traversons pas le col et à la palissade nous reprenons vers la gauche en une boucle le chemin de retour sur un large sentier se dessinant dans les pâturages vers le col du Lochberg avec sa vierge (979m).

Là nous tombons sur le chemin des crêtes ( rectangle rouge) que nous suivons pour monter dans les gazons au Baerenkopf (1074m d’altitude). Une pause attablés près du chalet du club alpin nous permet de jouir du panorama. Dans la descente raide du Baerenkopf nous restons sur le côté gauche de la muraille, puis sur le côté droit en entrant dans une sapinière d’épicéas. Arrêtés par un panneau du club vosgien annonçant une déviation pour travaux forestiers terminés fin juillet !!, nous reprenons le sentier d’origine jusqu’à la roche Marchal à 1022m d’altitude qui nous offre un superbe panorama, occasion de faire une lecture de paysage (entre autres avec l’application de Jean qui donne le nom des sommets).
Nous poursuivons pour nous arrêter à l’abri du Neuenberg, face à une grande surface probablement d’épicéas malades rasée par les bûcherons.
Au Sudelbusch nous nous dirigeons sur le sentier de droite plus dégagé maintenant au Sudel (914m) où nous continuons notre marche pour descendre vers la vallée. Toujours sur le rectangle rouge nous longeons en lacets le flanc de la montagne et retombons plus bas sur un chemin forestier que nous suivons quelques minutes.
Dernière pause ensoleillée à l’abri chalet Oberen Grambaechle avec une très belle vue en terrasse. Nous poursuivons la descente et après le grand tournant à gauche nous sortons de la forêt  et longeons une maison de convalescence clôturée pour revenir au réservoir du Stoecken, terme de notre sortie.

Heureux de retrouver nos voitures, de quitter nos chaussures de randonnée et de pouvoir s’asseoir… Certains goûtent l’eau potable du Stoecken, et ses bienfaits de la réhydratation, surtout après 15,6 km et 5h de marche, 600 m de dénivelé et une météo de fin d’été idéale pour la randonnée.

Daniel

belle hêtraie

belle hêtraie

ferme-auberge de Bruckenwald

ferme-auberge de Bruckenwald

groupe à Masevaux

groupe à Masevaux

nénuphars sur le lac Lachtenweier

nénuphars sur le lac Lachtenweier

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C'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

Publié le 23 Octobre 2020 par Denis Vouin dans Randonneurs

Une bien belle journée, avec une météo inespérée et un groupe (de vingt-cinq) tellement... sympathique !

Ci-après, en vrac, quelques photos de cette randonnée, et des repères - historiques, industriels, écologiques -  sur l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne.

Denis

C'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienneC'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne
C'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienneC'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

Le Rhin, le Vieux-Rhin, le Petit-Rhin, l’Augraben, le Grand canal d’Alsace, le canal de Huningue

 

Nous « naviguons » entre de nombreux cours d’eau, historique comme « Vater Rhein », industriel comme le Grand canal d’Alsace, très jeune (à peine dix ans), comme le Petit-Rhin…

Le Rhin

1 233 km. Son bassin versant intéresse neuf pays : le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg, l'Autriche, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas, la France. Il fournit de l'eau potable à plus de 30 millions de personnes.

Événements historiques, climatiques et dramatiques

Hiver 406-407 – à hauteur de Mayence, le Rhin est gelé (une version toutefois contestée). Les tribus (30 000 Vandales et Suèves) le traversent pendant plusieurs semaines. Vers 410, ils sont en Espagne, vers 430, ils arrivent en Afrique. C’est le « début de la fin » de l’Empire romain d’occident.

1303 - sécheresse exceptionnelle ; le Rhin peut être localement traversé à pied sec.

1342 - inondations de la Sainte-Madeleine, pendant quatre semaines.

1480 - crue de la Saint-Jean, qui affecte tout le Rhin supérieur de Bâle à Cologne, dite le « déluge du Rhin ». Mêlée à celle de l'Ill en Alsace, l'inondation s'étend autour de Strasbourg sur un rayon de 30 km alors qu’en Haute Alsace on se déplace en barque de Rouffach à Brisach…

Décembre 1740 - l'Alsace et le pays de Bade ne forment plus qu'un vaste lac joignant les Vosges et la Forêt-Noire (cote de 6 mètres à Bâle).

Hivers 1784 et 1789, des débâcles désastreuses provoquent des inondations énormes au moment du redoux. Les blocs de glace charriés par les eaux emportent des ponts et ravagent Mayence et Cologne.

Vue depuis l'Isteiner Klotz –  Peter Birmann, 1819

Vue depuis l'Isteiner Klotz – Peter Birmann, 1819

L’Isteiner Klotz

 

Au-delà de la frontière, l'Isteiner Klotz (le « bloc » d’Istein) s'élève à environ 150 mètres au-dessus des prairies du Rhin. Issu de gisements jurassiens (160 millions d’années) l'Isteiner Klotz a à l'origine empêché le Rhin de se diriger vers le nord, de sorte qu'il a d'abord coulé dans la vallée du Rhône vers la Méditerranée.

Lors de la construction du chemin de fer de la vallée du Rhin en 1846, les ingénieurs ont dû s'attaquer à l'Isteiner Klotz, optant pour une variante complètement plate et sinueuse d'un rayon de 400 mètres. La voie ferrée qui existe encore aujourd'hui est donc un réel obstacle à la circulation, la vitesse maximale sur ce tronçon d'environ 15 km de long y est de 75 km/h. Le non-respect de cette limite de vitesse a conduit au grave accident ferroviaire de Rheinweiler en 1971, au cours duquel 25 personnes ont été tuées.

Le Rhin rectifié : l’ingénieur Johann Gottfried Tulla (1770-1828) consacre sa vie à un grand projet d’aménagement du Rhin

 

En pleines guerres napoléoniennes, Tulla conçoit un projet décisif. Formé en Allemagne et à l'École polytechnique, il propose de donner un tracé rectiligne au Rhin supérieur, en supprimant ses méandres naturels afin de le rendre plus navigable, et de délimiter une frontière claire entre la France et le grand-duché de Bade. Si, pour certains, sa vision relève de la pure folie, elle donne lieu néanmoins à ce qui constitue alors le plus vaste projet de construction du continent. Mort avant l'achèvement du chantier, Tulla ne verra jamais les avancées apportées par les immenses travaux qu'il a initiés : intensification des échanges fluviaux européens, naissance de villes et de ports…

 

Contexte avant 1810

Après la fin de l'ère glaciaire, le Rhin Supérieur a commencé à creuser dans ses alluvions et a formé des rives escarpées sur lesquelles des agglomérations peuvent se développer à l'abri des inondations. Cependant les villes ou villages situés au niveau du fleuve sont sujets à de fortes inondations. Le cours du Rhin entre Bâle et Karlsruhe se cantonne dans une vallée de deux à trois kilomètres de large avec une multitude de bras de rivière et de petites îles ; plus en aval, entre Karlsruhe et Mayence, son cours forme des méandres particulièrement prononcés et tortueux dans une zone de terrain plat beaucoup plus large.

Formant la frontière entre le grand-duché de Bade et la France ou entre le Palatinat et la France, le Rhin impose, au fil de ses changements de cours, de nombreuses rectifications de frontière. Son importance économique pour la pêche et pour le transport de bois par flottage est très significative.

La crue qui touche gravement la commune de Wörth en janvier 1816 conduit à un accord entre les gouvernements badois et bavarois pour mener en commun le plan proposé par Tulla, cela sans même en avoir calculé tous les coûts.

Le plan se limite à une série de petits canaux d'une largeur de 10 à 25 mètres, permettant de court-circuiter les méandres du fleuve. Pendant la construction, un barrage de terre est maintenu en amont afin de garder le chantier au sec. Ce barrage est percé lorsque le reste des travaux est terminé. Le canal est alors inondé et en raison de la pente accrue du canal par rapport aux méandres, tend ensuite à s'élargir et à s'approfondir naturellement, en particulier lors des périodes de crues. L'ancienne boucle du fleuve est en partie obstruée par un barrage de terre de telle sorte qu'il n'y a pas d'écoulement et ainsi l'ancien cours s'envase lentement.

Les rives sont stabilisées à l’aide de pieux enfoncés en force et de dallages en pierre.

1842-1876

Après Tulla, les travaux sont menés par Max Honsell.

Le lit mineur mesure 200 m de large. Il contient le fleuve la plupart du temps car ses digues ne sont submergées que lors des très grandes crues. Le lit majeur, dont la largeur varie en fonction des crues, est plus large et contient les crues mêmes les plus fortes.

Ces travaux ont un effet inattendu : le cours d'eau étant moins sinueux, sa pente et son courant augmentent. L'érosion est alors accélérée. Quelques kilomètres en aval de Bâle, les rochers de la barre d'Istein sont mis à nu, tandis qu'en aval des hauts-fonds apparaissent avec l'accumulation des graviers et dépôts. Ce fort courant rend la navigation très difficile en amont de Mannheim et le port de Strasbourg ne sera presque plus desservi entre 1864 et 1868 et celui de Bâle sera en fort déclin.

À partir de 1878, plusieurs projets d'un canal latéral au Rhin sont proposés, mais n'aboutiront pas souvent faute de financement. Provisoirement la solution retenue pour ralentir le courant est de retracer des méandres en plaçant des épis faits de végétaux tressés, dans les berges.

Après le traité de Versailles de 1919, la France obtient le droit exclusif d'aménager le Rhin. En 1928 commencent les travaux du canal, qui est creusé parallèlement au Rhin.

Voir aussi : Wikipédia, article "Correction du Rhin supérieur"

En savoir plus sur Tulla, le grand bâtisseur, avec un documentaire-fiction proposé sur Arte, qui porte cependant un regard critique sur les aménagements colossaux accomplis alors, insistant notamment, grâce au recul apporté par le temps, sur les dégâts écologiques qu’ils ont causés.

À voir sur Arte, jusqu’au 12 novembre 2020 : https://www.arte.tv/fr/videos/077365-000-A/tulla-l-homme-qui-dompta-le-rhin/

C'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

Le Grand canal d'Alsace, l’énergie hydroélectrique, la renaturation

 

Il est mis en service en 1959. Son concepteur est René Koechlin (1866-1951), ingénieur français, spécialiste dans la production d'électricité par force hydraulique à l'origine du projet de construction du Grand canal d'Alsace et des équipements hydroélectriques associés.

Le port de Bâle est devenu ainsi l'un des plus importants du Rhin depuis la création du canal. En effet, le Rhin (via le canal) est la seule voie d'accès direct à la mer du Nord pour la Suisse. C'est - selon les Bâlois - "le plus beau cadeau que l'Alsace a fait à Bâle" !

Le Grand canal a un chenal navigable compris entre 80 et plus de 100 m : davantage que le canal de Suez.

La longueur du canal entre Kembs et Vogelgrun est d'environ 50 km.

L'aménagement hydroélectrique du Rhin alsacien est constitué de 10 centrales construites entre 1932 et 1977, qui représentent actuellement 12 % de la production française d'énergie renouvelable avec une puissance de 1 200 MW (à comparer aux 2x900 MW de la - défunte - centrale nucléaire de Fessenheim).

Les centrales de Kembs (1932), Ottmarsheim (1952), Fessenheim (1956) et Vogelgrun (1959) sont installées sur le Grand canal d'Alsace.

En aval de Vogelgrun, le canal fait place à quatre aménagements sur lesquels sont situés les écluses et centrales hydroélectriques de Marckolsheim, Rhinau, Gerstheim et Strasbourg.

La force motrice du Rhin permet de produire l’équivalent des deux tiers de la consommation électrique alsacienne.

1932

La centrale hydroélectrique de Kembs (160 MW). C’est une centrale de turbinage au fil de l'eau. Il s'agit de la première centrale hydroélectrique sur le Rhin franco-allemand, elle marque le début du Grand canal d'Alsace. La centrale est nationalisée en 1946.

2010-2016

Suite au renouvellement de concession de 2010, EDF entame une campagne de travaux de plus de 5 ans incluant la renaturation sur environ 100 hectares de l’île du Rhin, avec remise en eau d'un ancien bras du Rhin dit « le petit Rhin ».

Dans le cadre de ce projet, une centrale de restitution de 8,4 MW (l’équivalent de la consommation électrique de 10 000 foyers sur une année) est également construite, la centrale K (en référence à René Koechlin ; à Kraft qui signifie force en allemand, pour la référence à la « force hydraulique » ; à Kembs). Elle permet de générer le débit d'attrait piscicole nécessaire pour attirer les poissons vers la passe qui leur permet de franchir l'ouvrage.

source : dossier de presse EDF ; octobre 2016

http://alsace.edf.com/wp-content/uploads/2016/10/20161020-DP-Kembs-Centrale-K.pdf

Le Grand canal d'Alsace : le chantier du siècle

Le Grand canal d'Alsace : le chantier du siècle

C'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienneC'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

La réserve naturelle nationale de la petite Camargue alsacienne

 

Le territoire de la réserve naturelle se trouve sur les communes de Bartenheim, Kembs, Rosenau, Saint-Louis, Village-Neuf. Il compte 717 ha de surface terrestre et 187 ha aquatiques. La réserve est traversée par l'Augraben, l'unique affluent du Rhin dans le département du Haut-Rhin.

La pisciculture impériale de Huningue a été construite sur ce site sous Napoléon III, en 1852 pour l'élevage du saumon et de la truite. Elle fut la première pisciculture industrielle d'Europe.

La mosaïque de milieux composant la réserve comprend des dépressions humides, roselières et systèmes d'anciens bras du Rhin, prairies humides, pelouses sèches, prés de fauche, forêts alluviales, sources phréatiques

Flore

Une abondance d’espèces : 15 orchidées ; 4 espèces protégées au plan national (iris de Sibérie, œillet superbe, marguerite de la Saint-Michel…) ; 35 au plan régional (épipactis des marais, œnanthe de Lachenal, staphylier…) ; 17 carex (plantes à feuilles coupantes et tiges de section triangulaire) ; 600 espèces de champignons.

Faune

On a dénombré dans la réserve 237 espèces de vertébrés (12 espèces de poissons, 174 oiseaux dont 76 nicheurs, tel que martin-pêcheur, milan noir, pic cendré, pic mar, blongios nain ; 30 mammifères dont muscardin, blaireau européen, chevreuil, sanglier, rat des moissons, chauves-souris… ; 5 reptiles (couleuvre à collier, lézard des souches, lézard des murailles…) ; 16 amphibiens dont triton crêté, sonneur à ventre jaune, crapaud calamite, rainette verte, grenouille de Lessona… et de nombreux invertébrés (non exhaustif): 40 espèces de libellules, 35 espèces d'orthoptères (grillons, sauterelles, criquets).

En savoir plus : https://petitecamarguealsacienne.com/fr/

C'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienneC'était le mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne
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Randonnée automnale au Petit Ballon - mercrredi 28 octobre 2020

Publié le 22 Octobre 2020 par Club vosgien Colmar dans Randonneurs

Le Club vosgien de Colmar, vous propose,  mercredi 28 octobre, une randonnée automnale au Petit ballon.

    • Itinéraire : Départ du col de Firstplan, descente à Wasserbourg puis montée douce jusqu'au sommet du petit Ballon.

Repas pris à la ferme auberge du Rothenbrunnen (une boisson et un plat minimum), puis retour en douceur jusqu'au point de départ

    • Distance : 19 km
    • Dénivelé : 800 m
    • Difficulté moyenne (3 sur 5)
    • Équipement : vêtements adaptés à la saison
    • Repas en ferme auberge
    • Retour à Colmar vers 17 h 00
    • Rendez-vous au parking du Capitaine Dreyfus à Colmar pour covoiturage. Départ prévu à 
8 h 30 (masque obligatoire pendant le covoiturage)

   Guide J. CHARRIER (06-03-04-39-99) et J. STRAUMANN

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Sortie séniors, mercredi 28 octobre 2020, Aubure, le sentier du Tétras

Publié le 19 Octobre 2020 par CV Colmar PL dans Séniors

Aubure.

Aubure.

Mercredi 28 octobre, le Club Vosgien de Colmar propose au Groupe des Seniors une sortie à Aubure.
Le sentier du Tétras conduira les marcheurs à la découverte de ce petit village le plus haut perché d’Alsace à 800 m d’altitude, situé au point de jonction des massifs de trois vallées ; Ste Marie-aux-Mines, Kaysersberg, et Ribeauvillé.

La durée de la marche est de 2 h 30, distance environ 7 km, dénivelé positif cumulé 200 m, niveau 2/5.

Equipement : chaussures et bâtons de randonnée.

Le départ du car est fixé à 13 h au garage Kunegel, 13 h 15 à la gare et arrêt place St. Joseph ; le retour est prévu à 16 h 45 au parking près de la Mairie à Aubure.

Attention : Les inscriptions (11.- euros) ont lieu au siège des Voyages Kunegel, 42, Rue des Jardins à Colmar, jeudi 22 octobre, de 9 h à 10 h, 1 personne par inscription.

Règles sanitaires : port du masque obligatoire pour les inscriptions et dans le car pendant le transport. Respect de la distanciation physique et des gestes barrières (consignes données sur place).

Les accompagnatrices sont : Christiane, Jocelyne, Marie-Odile, et Berthe 
 

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Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.

Publié le 18 Octobre 2020 par CV Colmar PL dans Séniors

Hohrodberg, aperçu des différentes grimpettes.
Hohrodberg, aperçu des différentes grimpettes.

Hohrodberg, aperçu des différentes grimpettes.

Nous partons du parking en haut de Hohrodberg.
Le nom du village de Hohrod apparaît pour la 1ère fois en 1244, sous la dénomination "Hohenroth" friche en hauteur. L'étymologie est simple : c'est la montagne essartée, déboisée. Le village est surplombé par un hameau nommé Hohrodberg qui par sa situation exceptionnelle, sur un rebord de plateau, offre une vue magnifique sur la crête. Cet endroit porte le surnom de "balcon de la vallée". Le hameau est dévasté lors de la Première Guerre mondiale. La bataille du Linge (1915) s'est déroulée à proximité immédiate.
Notre sentier du départ en légère montée nous conduit vers la ferme auberge Glasborn. Chanceux avec la météo, nous profitons de très beaux points de vue. Notre randonnée prend la direction du col du Wettstein à 882 m. Le sentier serpente près des tranchées et des mouvements de terrain dus à la guerre, et toujours encore visibles. Notre balade continue sur de belles chaumes vers le lieu-dit "Oberer Geisberg", avec une vue imprenable sur la vallée de Munster. En passant à côté de la chèvrerie de Landenbach, avant notre dernière montée, la plus importante de la sortie, nous rejoignons notre point de départ sur le parking.
Un super parcours en boucle avec un paysage varié entre forêts et belles chaumes.

54 participants, 7,2 km et un dénivelé cumulé de 340m.

Texte et photos : Suzy

Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
Sortie séniors, c'était le 14 octobre 2020, au départ de Hohrodberg.
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Mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

Publié le 13 Octobre 2020 par Denis Vouin dans Randonneurs

Mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

Le Club vosgien de Colmar, vous propose, ce mercredi 21, une randonnée dans la Petite Camargue alsacienne.

Les adeptes de dénivelé seront déçus ! Les amateurs de paysages inhabituels seront comblés !


    • Itinéraire : Le tour de l’Île du Rhin, le long du Vieux Rhin et du Grand canal, la réserve de la Petite Camargue alsacienne.
    • Distance : 21 km (une boucle de 16 km, suivie d’une boucle de 5 km)
    • Dénivelé : 10 m
    • Durée de marche : environ 5 h 30
    • Difficulté moyenne (3 sur 5)
    • Équipement : vêtements adaptés à la saison
    • Repas tiré du sac (en plein air)
    • Retour à Colmar vers 17 h 30
    • Rendez-vous au parking du Capitaine Dreyfus à Colmar pour covoiturage. Départ prévu à 
8 h 30 (masque obligatoire pendant le covoiturage)
    • Le départ de la randonnée se fera vers 9 h 30 au parking de la centrale hydroélectrique de Kembs-Loechlé. 
Si vous comptez vous y rendre directement, voir détails en bas de cet article.


Guide : Denis Vouin (contact par sms au 06 44 89 80 99)

Règles sanitaires lors de la randonnée :

Masque obligatoire pendant le covoiturage et lors des regroupements, utilisation régulière du gel hydroalcoolique, respect des distances et des gestes barrières.

Au départ : enregistrement des coordonnées des participants.

Prévenez sans délai le guide si des symptômes apparaissent dans la semaine suivant la randonnée.

Mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne
Mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne
Mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne

Si vous préférez vous rendre directement au départ de la randonnée (dans ce cas, il est recommandé de prévenir le guide par sms 06 44 89 80 99) :

Départ de la randonnée : rendez-vous à 9 h 30
au parking visiteurs de la Centrale hydroélectrique de Kembs

> autoroute A35 (vers Bâle), sortie 34 (Sierentz, Kembs) ;
> prenez direction Kembs (D19b) ; après 2 km, prenez à droite D 468 ;
> après 2,4 km, (vous avez passé trois ronds-points) tournez à gauche (rue des Acacias)
> après 500 m, allez à gauche et vous trouvez le grand rond-point qui vous emmène sur la route de service EDF. 
> pour le GPS, la rue la plus proche est : rue de Rosenau, Kembs

Mercredi 21 octobre, randonnée vers l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne
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C'était le mercredi 7 octobre au Grand Ballon avec les randonneurs

Publié le 13 Octobre 2020 par Club vosgien Colmar dans Randonneurs

LES SEPT TEMERAIRES

En dépit de conditions météorologiques des plus défavorables, ils étaient sept
randonneurs au rendez-vous, (plus l'organisateur) prêts à en découdre avec
les 900 mètres de dénivelé du Grand Ballon à braver pluie, rafales de vent et le
froid : 3 degrés au sommet. 
Dès la sortie des voitures, à Linthal, le ton est donné : la pluie est au rendez-
vous. Se rajoute l'écoulement de minuscules filets d'eau dégoulinant des
feuilles et des branches...
Nous attaquons la montée, par les escaliers menant au monument Brun. A
partir de là, deux options sont possibles, la voie directe, ou par les cascades.
C'est l'option que nous retenons, et c'est la bonne. La pluie de ces derniers
jours a en effet fait gonfler le Belchenseebach, et c'est un beau spectacle de
cascades successives qui s'offre à nos yeux. Le rugissement des cascades du
nom de Seebach, est amorti par le sous-bois.
Arrivés au lac du Ballon, surprise !
Nous y croisons un employé du Département du Haut Rhin chargé de la
surveillance des lacs. Nous échangeons quelques mots, sans nous attarder
sur la digue exposée.
« Il est mignon » lâche l'une de nos randonneuses, visiblement sous le charme
de notre interlocuteur et du romantisme de l'environnement.
Ah oui et nous ?
« Mais non, vous l'êtes tous se rattrape-t-elle » ne souhaitant pas finir sa
randonnée toute seule. (Humour)
A l'arrivée du col Haag le Grand Ballon est invisible : les nuages accrochent le
sommet. Je suggère de filer droit sur l'auberge et d'éviter la boucle sommitale,
en l'absence de visibilité et des rafales de vent. Ni protestation, ni «vent de
contestation» Nous admirerons la vue, le radar, le monument des Diables
Rouges à notre retour sur photo.
Au refuge, on s'en étonnerait, il y a peu de monde, en dehors d'un groupe
d'une quinzaine de randonneurs.
«Un groupe de jeunes devait venir, mais ils ont décommandé» reconnaît
l'exploitant. Entendez-par là «seuls les vieux sortent par un temps pareil»
suggère l'un d'entre nous. Il est vrai qu'ils auraient fait baisser la moyenne
d'âge !

 

Quelques précisions sur le Lac du Ballon et les cours d'eau en Alsace :

Les lacs de Haute Alsace sont pour beaucoup d'alsaciens le symbole
d'une nature préservée, voire exempte de l'intervention humaine. Il est
vrai que ces lacs localisés dans le fond d'impressionnants cirques
glaciaires formés lors de la dernière glaciation, offrent à leurs visiteurs
des paysages enchanteurs.

« L’importance des lacs pour les hommes.

La plupart de ces lacs auraient disparu si l’homme n’était pas intervenu. Ainsi
certains, comme celui du Lachtelweiher ou le lac Blanc, ont vu leur digue naturelle
surélevée. D’autres, qui étaient d’anciens lacs devenus tourbières, ont été
«ressuscités» par la construction d’une digue artificielle surmontant le verrou
glaciaire : c’est, par exemple, le cas du lac d’Alfeld, du lac de la Lauch ou de celui de
l’Altenweiher. Enfin, quelques-uns d’entre eux ont été créés de toutes pièces, comme
le lac de Kruth–Wildenstein ou celui de la Lauch. Tous ces travaux ont finalement
permis de régulariser l’écoulement des eaux au cours de l’année pour les activités
humaines des vallées. Il est vrai que le problème du ravitaillement en eau a toujours
été une question épineuse à l’est du massif des Vosges granitiques. En effet ce
secteur alsacien, abrité au pied oriental des Vosges, ne reçoit que de faibles
précipitations: c’est ce que l’on appelle l’«effet de foehn».

De plus, les cours d’eau sont principalement alimentés par des sources, qui sont des résurgences de nappes phréatiques de faible importance, et par le ruissellement. Or, les crêtes et les flancs du massif vosgien cristallin, souvent dénudés, ne retiennent pas l’humidité et les vallées raides et courtes provoquent un écoulement rapide de l’eau des ruisseaux.

Ainsi, paysans et meuniers se disputent depuis toujours l’eau disponible. Pendant
longtemps, les inondations et les sécheresses étaient régulières. De plus, à partir du
XIXe siècle, les besoins en eau augmentèrent avec l’industrialisation des vallées. On
eut alors l’idée de créer des retenues d’eau dans les cirques glacières dans le but
d’accumuler, durant les saisons favorables, des réserves d’eau, afin de compenser le
déficit en précipitations des mois secs. Le lac du Ballon pourrait être le plus ancien
réservoir de ce type. Il a été aménagé sous Vauban en 1669, afin de permettre
l’alimentation en eau du canal de Neuf-Brisach.

«Les visages de l'eau en Alsace» par Emmanuel Claerr

Rappel : chaque lac a sa légende, voici celle du Lac du Ballon 

Le carrosse d’or du lac des Ballons. Il est raconté que certaines nuits de pleine
lune, un carrosse d’or, reposant le reste du temps au fond du lac, revient à la
surface.
Si à la montée le paysage en sous-bois est fermé, il offre en revanche de beaux points
de vue sur la vallée et sur la plaine dans la descente, notamment dans les chaumes du
Roedelen, et c'est bien la plaine d'Alsace que nous voyons au loin, illuminée par les
rayons de soleil.

Après le Roedelen, c'est le Gustiberg, une Ferme Auberge traditionnelle loin des
bruits de la route des Crêtes. On y accède à pied ou par les chemins forestiers 
«la Petite Maison dans la Prairie».

Ils étaient sept Téméraires (plus l'organisateur) de retour au Monument Brun, (voir
ci-après) à braver la pluie les rafales de vent, le brouillard, dégoulinant sur la cape,
sous la cape, mais ravis d'avoir relevé le défi et de cet effort partagé.
(Toute ressemblance ou analogie avec un film célèbre ou avec ses acteurs est
purement fortuite).

Marie Pierre Paul Gaston Brun est né le 19 janvier 1890 à Herrlisheim. Il a rejoint à la
mobilisation son unité : le 5ème régiment d'artillerie à Besançon, puis il est affecté
au service de Renseignement de Belfort. Il est initié au rôle d'éclaireur d'agent de
renseignement et de liaison. Lors d'une mission dans la vallée du Florival, il arrive
accompagné de deux hommes devant la grande barricade installée à la sortie ouest
de Linthal. N'ayant pas répondu aux sommations faites par la sentinelle française,
cette dernière fit feu et Gaston s'écroula mortellement blessé.

 

Le Grand Ballon :
https://www.tourisme-guebwiller.fr/fr/que-faire/lieux-de-visite/F232005806_le-
grand-ballon-soultz-haut-rhin.html

Le 10 octobre 2020
André

C'était le mercredi 7 octobre au Grand Ballon avec les randonneurs
Bravo à Guy, Anne, Martine, Jean-Paul, Millie, Francine et Jean-Paul

Bravo à Guy, Anne, Martine, Jean-Paul, Millie, Francine et Jean-Paul

C'était le mercredi 7 octobre au Grand Ballon avec les randonneurs
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