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C'était le 21 juillet, du Bonhomme au col du Calvaire, en itinéraire découverte

Publié le 27 Juillet 2013 par Club vosgien Colmar in Autres sorties

 

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2013-07-21---576.JPG2013-07-21---580.JPG2013-07-21---587.JPG2013-07-21---595.JPGC’était le dimanche 21, par une magnifique journée d’été, une randonnée découverte ayant mené seize participants sur le massif de la Tête des Faux devenu un lieu de mémoire et d’immense tragédie humaine de la Grande Guerre de 1914-1918.

Le matin, à partir de la commune du Bonhomme, la montée par le GR 532 bien à l’ombre par le versant ouest à travers la forêt communale du Bonhomme permit de découvrir les terres de départ des attaques françaises du mois d’août 1914 d’abord jusqu’au carrefour Duchesne
(1121 m) puis sur le GR 5 jusqu’au
col du Calvaire (1144 m) conquis par les chasseurs alpins dès le 13 août 1914.

Ce fut l’heure du pique-nique pour les uns et le repas léger pour les autres à l’auberge des Crêtes, tous se retrouvant avant de repartir pour un dessert et le café.

L’après-midi, la randonnée nous mena par la Tête des Immerlins jusqu’au cimetière Duchesne, du nom du commandant d’infanterie tué début décembre 1914 lors de l’assaut de la Grimaude. Le site est classé monument historique depuis le 26 mai 1925.

La Tête des Faux
(1208 m, "
faux" signifiant hêtre en patois vosgien) fut gravie en empruntant le raidillon du GR 5 par douze assaillants bravant la chaleur de l’après midi, les quatre autres pratiquant une manœuvre de contournement par le chemin direct pour la Roche du Corbeau où la jonction fut faite.

Après le parcours descendant à partir de la croix érigée par les anciens Diables Bleus sur le site du fort français et à une centaine de mètres de l’impressionnant fort sommital allemand marquant le début des positions des troupes impériales, l’arrivée à la Roche du Corbeau (1146 m) a permis de découvrir la gare du téléphérique construit en seulement dix jours en avril 1915 depuis l’église de Lapoutroie par l’armée allemande lui permettant de ravitailler ses hommes en munitions et repas.

Puis ce fut la descente à l’étang du Devin (925 m), entonnoir naturel dans un cirque glaciaire et occupé aujourd’hui par une tourbière colonisée par une végétation propre aux zones humides acides. Les vestiges d’importantes installations techniques allemandes de production d’électricité et d’eau courante ont attiré l’attention des participants.

La randonnée se termina par le retour au village du Bonhomme vers 17 h 30 par le GR 5 permettant encore de découvrir sur sa gauche les vestiges de l’ancien cimetière allemand du Devin et sur sa droite ceux d’une infirmerie.

L’ultime parcours amena les participants à traverser avec prudence compte tenu de la circulation devant la mairie du Bonhomme la rue principale pour arriver dans le parc ombragé du restaurant de la Poste pour se réhydrater et échanger jusqu’à 19 h, heure du retour vers la chaleur colmarienne.

Les accompagnateurs étaient Nicole-Noelle Uettwiller et Bernard Studer