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C'était en juillet, avec les randonneurs

Publié le 5 Août 2014 par Club vosgien Colmar in Randonneurs

C'était en juillet, avec les randonneurs

Mercredi 2 : à la cascade du Rudlin et au gazon du Faing

Vingt- huit randonneurs se sont retrouvés au col du Calvaire pour se diriger par une pente descendante sur le versant du département des Vosges, ce qui n’est pas très habituel. Nous avons fait une brève halte à l’étang des Dames au point bas de cette randonnée (700 m).

Une rude montée nous attendait sur un sentier tortueux et nous avons pu admirer au passage la cascade du Rudlin pour arriver au gazon du Faing où, oh surprise, Michèle nous avait préparé un délicieux apéritif à l’occasion de son anniversaire. Merci Michèle !

Après un casse-croute rapidement avalé, des moucherons faisaient la fête sur notre peau, nous sommes allés découvrir la roche des Fées.

Puis, nous avons effectué le retour par la crête en dominant les trois lacs, (le Forlet, le lac Noir et le lac Blanc) en passant par l’observatoire Belmont et le rocher Hans.

Ce fut une magnifique journée d’autant plus que la météorologie est restée clémente.

Texte et photos : Guy, Yves et Michèle

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C'était en juillet, avec les randonneurs

Mercredi 9 : de Wettolsheim au Stauffen

La météorologie avait amené les guides à proposer une randonnée de substitution à celle initialement prévue à Ferrette. Dix randonneurs se sont retrouvés pour parcourir des chemins et sentiers proches de Colmar, néanmoins dignes d’un bon nombre de ceux des Hautes-Vosges.

Cette randonnée a été l’occasion de revoir des endroits toujours sympathiques tels que le château du Hagueneck, les Trois-Châteaux (le Dagsbourg, le Wahlenbourg, le Veckmund), l’étang Herzog, le rocher Turenne et bien sur, la « grimpette » vers le sommet du Stauffen (altitude 898 m) qui a mis tous les randonneurs en appétit.

Cette journée au programme chamboulé était mieux qu’une consolation, elle  a ravi l’ensemble des participants.

Texte et photos : Guy, Yves  et Pierre

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C'était en juillet, avec les randonneurs

Mercredi 16 : les châteaux ruinés de Dambach et Scherwiller

Belle journée (une de plus !) pour les dix-neuf participants.

D'abord le Bernstein, où nous accueillent de manière impromptue deux membres de l'association de restauration du château. C'est l'occasion de profiter d'un exposé des travaux en cours, et de voir ce que le public ne verra pas : la citerne taillée dans le granit et son tunnel d'accès, d'une dizaine de mètres de longueur...

Puis l'Ortenbourg et le Ramstein.

Retour à travers le vignoble du Frankstein (avec modération !)

Voir la trace de la randonnée, en cliquant ici

Texte et photos : Denis, Michèle

En savoir davantage :

 

Extrait du journal L’Alsace – Mardi 9 juillet 2013

Le Bernstein, château du comte puis de l’évêque

Après un quart d’heure d’une montée assez facile, on ne résiste pas à l’envie de grimper encore : d’abord dans la basse-cour, où apparaissent les restes éboulés de la maison de campagne édifiée là, vers 1830, par un ancien propriétaire, Félix de Dartein ; puis dans l’enceinte du « palas », le logis seigneurial ; enfin, et surtout, dans la brèche aménagée dans la base du donjon par de précédents chercheurs de trésors.

« Ce donjon du Bernstein est un des rares encore accessibles, note Guy Trendel. Quand j’étais gamin, beaucoup étaient encore ouverts… » Alors, le principe de précaution n’était pas encore la règle ; aujourd’hui, on s’efforce, à raison, de protéger les visiteurs actuels autant que les vieilles pierres. Un escalier métallique a été placé à l’intérieur de la tour. Une fois à l’air libre, sur la plate-forme, on découvre un petit toit ; sur sa charpente est vissée cette plaque : « Offert par le club vosgien de Dambach-la-Ville. » À l’ouest, voici la montagne, dangereusement proche, qui nous surplombe et contre qui cette tour pentagonale se dresse courageusement pour protéger le logis. À l’est, c’est l’espace infini que l’on domine. La ville de Dambach est là, couchée en rond dessous nos pieds.

La plaine d’Alsace scintille comme une mer sous le soleil. Ce calme immense ne dit rien des soubresauts qui ont agité le lieu. Car, à l’instar de tous ses semblables qui coiffent les reliefs du piémont vosgien, ce « burg » a connu une vie furieuse avant de sombrer dans le grand repos. Comme les autres, il fut l’objet de querelles incessantes, souvent devenues des guerres.

Devenu centre administratif

Château aux belles pierres, qui témoignent d’une construction soignée, le Bernstein fut l’orgueil de deux des grandes puissances de l’Alsace du Moyen-Âge : la famille des Dabo-Eguisheim et l’évêque de Strasbourg. On suppose que c’est Hugues IV, comte de Nordgau (décédé en 1047), qui l’a fait bâtir. Parmi ses titres de gloire, Hugues a celui d’être le père du seul pape alsacien, Bruno (ou Brunon) d’Eguisheim, devenu Léon IX. « Bruno n’a sans doute pas habité ici, estime Guy Trendel. En revanche, sa mère Heilwige, comtesse de Dabo, y fut mise un temps en sécurité. »

Le conflit a atteint son apogée au décès de la dernière des Eguisheim, Gertrude, en 1225. L’évêque de Strasbourg vient assiéger le Bernstein en 1227. Il ne se déplace pas pour rien et emporte le morceau. Le château devient alors le siège du plus grand bailliage (territoire sous la juridiction d’un bailli) de l’évêché. Une sorte de centre administratif, donc, où il fallait grimper avec grand peine pour des questions déjà bêtement bureaucratiques.

Après encore bien des soubresauts, vers 1580, le siège du district est transféré du château, jugé alors « lugubre », à la ville de Benfeld, forcément plus pratique. Et le Bernstein peut enfin connaître sa tranquille déchéance…

L’époux jaloux et l’épouse fidèle

La jalousie n’est pas qu’un vilain défaut : si l’on en croit une des légendes du Bernstein, elle est aussi dangereuse.

Parce qu’il soupçonne son épouse d’être infidèle, un seigneur du lieu décide de la piéger : il annonce qu’il part en voyage et, le soir même, il se déguise, revient au château et escalade le mur jusqu’à la chambre de son épouse, afin de la surprendre…

Mais le bruit la réveille. Seule dans son lit, et n’ayant aucune envie de voir s’y installer un inconnu, elle prend son épée et frappe l’intrus… qui tombe et meurt.

Désespérée d’avoir ainsi tué son mari, l’épouse fidèle le rejoint peu après dans l’au-delà. Et c’est ainsi que, dit-on, on peut voir certaines nuits le couple passer, près du château, dans un carrosse de cristal, suivi par une meute de chiens hurlants…

En bref

L’âge ? Le premier château bâti au Bernstein (dont le nom signifierait « la roche des ours ») remonterait à la première partie du XIe siècle. Le château actuel date sans doute du début du XIIIe siècle. Il est désert quand les Suédois y passent, en 1632.

La pierre ? Le granite.

L’altitude ? 562 m.

L’accès ? Juste avant le croisement des départementales 203 et 253, en venant de Blienschwiller, prendre le chemin forestier sur la gauche jusqu’à un parking. On monte ensuite au site en un quart d’heure.

 

 

Extrait du journal L’Alsace – Jeudi 25 juillet 2013

L’Ortenbourg, beau château mais nid de brigands

Propriété de Rodolphe de Habsbourg, futur roi des Romains, l'Ortenbourg était une merveille militaire, "vitrine" très visible de la puissance de son seigneur. Ça ne l'a pas empêché d'être conquis, et de devenir un repairre de bandits...

C’est l’un des châteaux forts alsaciens qui se voit le mieux de la plaine. L’Ortenbourg colle sa silhouette sur le ciel. Il est accroché sur le Rittersberg, le dernier promontoire avant que le massif vosgien ne s’affaisse, au sud, pour former les vallées de Villé et de Sainte-Marie-aux-Mines. Et quand on l’admire avant d’y monter, on remarque vite, un peu en contrebas, un autre donjon : c’est le Ramstein. Sa construction ressemble à une blague : ce petit château a été édifié pour assiéger le grand. À l’époque, quand on voulait quelque chose, on n’hésitait pas à employer les grands moyens…

L’époque en question, c’est la fin du XIIIe siècle. Pour plaire à Adolphe de Nassau, qui revendique la couronne impériale, un certain Otton d’Ochsenstein décide de faire un coup d’éclat en enlevant ce symbole des Habsbourg. Pour isoler l’Ortenbourg, il construit non seulement le Ramstein, mais aussi un second château dans la plaine, à Scherwiller. En outre, les forces sont disproportionnées : « Au moins 300 personnes campaient au Ramstein, alors qu’ils n’étaient qu’une trentaine à défendre l’Ortenbourg », estime l’historien Guy Trendel. Une arbalète géante a même été installée dans le Ramstein pour viser l’Ortenbourg ! Cet acharnement paie : la forteresse capitule en 1293. Mais Otton ne profite pas longtemps de sa victoire : il meurt cinq ans plus tard, lors d’une bataille, empêtré dans les raideurs de son armure…

Il fallait conquérir l’Ortenbourg parce que c’était une merveille de l’art militaire. Le château a été édifié sur une construction antérieure, à partir de 1258, par Rodolphe de Habsbourg, qui deviendra roi des Romains en 1273. Quand on y accède aujourd’hui, après une montée qui réchauffe en hiver et fait transpirer en été, les restes que l’on découvre témoignent toujours de sa superbe. Cette ruine est colossale. Le donjon est protégé par trois fossés et une haute « chemise », un mur bouclier. Ce qui n’exclut pas de trouver çà et là une certaine délicatesse, comme dans les fenêtres gothiques du logis, équipées de banquettes en grès. « On imagine la princesse en train de raccommoder les pantalons ! », s’amuse Guy Trendel.

Il faudrait plutôt y supposer de grossiers personnages… Car dans la suite de son histoire, au XVe siècle, l’Ortenbourg devient un repaire de chevaliers-brigands. Ces nobles qui ne le sont pas profitent de la situation idéale du château, sur un passage est-ouest (route du Sel) et l’axe nord-sud, pour détrousser ou prendre en otage les voyageurs, ce qui nécessitera l’intervention du fameux Pierre de Hagenbach (voir ci-dessous).

Désormais, les visiteurs sont nombreux, mais les habitants du lieu sont des faucons pèlerins, devenus châtelains depuis qu’ils ont pris possession du sommet du donjon. Ils cohabitent avec des lézards, dont on dit, nous apprend Guy Trendel, qu’ils sont « les âmes des chevaliers… » On ignore si ceux-ci étaient vertueux ou brigands…

Le sort de Pierre de Hagenbach

« J’ai cherché, mais, curieusement, je n’ai pas trouvé de légende sur l’Ortenbourg », constate Guy Trendel. Qui suggère alors : « On pourrait parler de Pierre de Hagenbach et imaginer son fantôme venant s’interroger ici sur la façon dont il a été traité… »

Procès orienté

Ce fantôme aurait effectivement des raisons de hanter les lieux de ses plaintes éternelles. Le destin de celui qui fut le bailli fidèle de Charles le Téméraire, au XVe siècle, a fait l’objet d’une étude de l’historienne Gabrielle Claerr-Stamm, en 2004, et inspiré une pièce de théâtre de Lina Ritter, traduite pour la première fois cette année en français.

On peut considérer que Hagenbach fut le premier personnage de l’Histoire jugé et condamné à mort pour crimes de guerre. Ceci après un procès orienté, suscité par des villes impériales, jalouses de sa puissance. « Or ce n’était sans doute pas un enfant de chœur, certes, estime Guy Trendel, mais il n’était pas pire que les autres… »

Et c’est lui qui, au moins, a débarrassé l’Ortenbourg de ses chevaliers-brigands. Il a profité de l’attaque de deux marchands bourguignons, à l’été 1470, pour passer à l’attaque contre cette noblesse indisciplinée. Il a enlevé la forteresse dès le mois de novembre suivant.

En bref

L’âge ? La première forteresse aurait été construite vers l’an mil par un personnage à l’aura légendaire, Werner d’Ortenberg. Quand Rodolphe de Habsbourg en prend possession, c’est un château délabré ; il le reconstruit à partir de 1258. Les Suédois lui donnent le coup de grâce en 1632, en le pillant et l’incendiant.

La pierre ? Du granite.

L’altitude ? 444 m.

L’accès ? À Scherwiller, prendre la route de l’Ortenbourg et se garer après l’auberge de la Hühnelmuhle. Ensuite, un sentier monte au château, en passant d’abord par le Ramstein (où ont lieu actuellement des travaux de consolidation). Attention, ça grimpe et il faut compter une bonne demi-heure…

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Mercredi 23 : au Ballon d'Alsace

Après deux jours très pluvieux, les onze randonneurs présents ont bien fait de suivre les prévisions météorologiques, puisqu'un très beau soleil les accompagna durant toute la journée.

Le parcours comportant différents niveaux de difficultés fut facilement accompli par tous les randonneurs.

La distance totale et la durée de la randonnée furent respectées, les guides compensant le rallongement du tronçon (imprévu) vers Saint-Maurice par un raccourci.

Le guide a offert une boisson aux randonneurs, bienvenue après l'effort de la montée au sommet sous la chaleur.

Après cette belle randonnée (selon l'avis des participants) tous retrouvèrent Colmar vers 19 h 15, ravis de leur journée.

Texte et photos : Michel et Michèle

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C'était en juillet, avec les randonneurs

Mercredi 30 : au Grand Ventron

 

(pas de compte rendu)